Cote et valeur des tableaux, dessins, peintures de Cornelius Krieghoff

Cornelius Krieghoff, huile sur toile

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Cote et valeur de l’artiste

Artiste néerlandais et canadien important, Cornelius Krieghoff possède une cote élevée sur le marché des enchères. Ayant majoritairement travaillé au Canada, il est l’un des peintres les plus connus de son époque.

Appréciées, les œuvres de Krieghoff se vendent entre 70 et 142 900€ sur le marché de l’art, un delta conséquent mais qui en dit long sur la valeur qui peut être attribuée aux œuvres de l’artiste.  

En 2021, un tableau de paysage intitulé Quebec Farm a été adjugé 323 650€, tandis qu’il était estimé entre 10 et 323 650€. Le résultat a donc largement dépassé l’estimation haute.

Ordre de valeur allant du plus basique au plus prestigieux

Technique utilisée

Résultat

Dessin - aquarelle

De 1 100 à 23 800 €

Estampe - multiple

De 10 à 33 000 €

Huile sur toile

De 650 à 323 650€

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Style et technique de l’artiste 

Cornelius Krieghoff a produit durant sa carrière une riche variété d'œuvres comprenant des dessins, des estampes et, surtout, des peintures.

Fortement marqué par ses origines néerlandaises, son travail témoigne d'une grande minutie, notamment dans la précision avec laquelle il rend chaque détail, qu’il s’agisse de la nature ou des scènes de la vie quotidienne.

Cette approche méthodique et rigoureuse, typique de l’école flamande, confère à ses œuvres une dimension presque documentaire, tout en conservant une sensibilité artistique propre.

Paradoxalement, bien que son héritage néerlandais soit indéniable, la facture de ses tableaux présente des similitudes frappantes avec celle des peintres russes.

Cela se manifeste non seulement dans le choix des sujets – souvent des scènes hivernales ou rurales empreintes de mélancolie – mais aussi dans le traitement de la lumière, qui joue un rôle central pour instaurer une atmosphère à la fois lumineuse et intimiste.

De plus, la composition de ses œuvres, structurée et équilibrée, rappelle l’attention portée à l’harmonie spatiale par les artistes russes du XIXe siècle.

Curieusement, ces correspondances stylistiques avec l’école russe ne sont pourtant pas le fruit d’une quelconque influence directe, ni d’un lien généalogique ou formel avec des artistes russes.

Cette dualité esthétique fait de Krieghoff un artiste aux influences subtiles, capables de traverser les frontières culturelles tout en conservant une identité profondément personnelle et unique.

La vie de Cornelius Krieghoff 

Cornelius Krieghoff (1815-1872), figure emblématique du réalisme canadien, est un peintre d'origine néerlandaise. Né à Amsterdam, il grandit dans une Europe en pleine mutation culturelle et artistique.

Initialement attiré par la musique, il se tourne rapidement vers la peinture, s’imprégnant des techniques et des esthétiques qui marqueront ses œuvres ultérieures.

Bien que peu d’informations soient disponibles sur son milieu familial, il est évident que sa jeunesse est marquée par une curiosité insatiable pour les arts, ce qui le pousse très tôt à quitter son pays natal pour explorer le monde.

Dès l’âge de 18 ans, il entame une vie de voyageur, une quête de nouvelles expériences et d'influences artistiques.

En 1837, il s'engage dans l'Armée américaine à son arrivée à New York, une expérience qui façonne non seulement son regard sur les paysages du continent nord-américain, mais aussi sa manière de capter les scènes de la vie militaire.

Toutefois, après avoir déserté, Krieghoff se voit contraint de se faire discret, traversant la frontière vers le Canada. Le choix de ce pays ne se fait pas au hasard : la proximité géographique et les attaches familiales, notamment sa femme d’origine canadienne, influencent cette décision cruciale qui orientera son destin artistique.

Installé au Canada, il poursuit sa formation artistique, mais son ambition ne s’arrête pas là. En quête d’un savoir-faire plus raffiné, il s’envole pour Paris où il suit les cours à l’École du Louvre sous la tutelle de Michel Martin Drolling.

Là, il perfectionne sa technique en copiant les chefs-d’œuvre des maîtres français, une pratique courante qui lui permet d’acquérir une maîtrise sans faille des nuances et des compositions classiques. Cette période parisienne le marque profondément, enrichissant son vocabulaire artistique et affinant son sens du détail.

De retour en Amérique, Krieghoff reprend sa vie de nomade, multipliant les voyages entre Toronto, Rochester et Montréal. Ces déplacements lui offrent de nouvelles perspectives pour son art, et c’est à cette époque qu’il commence à immortaliser les paysages sauvages du Canada ainsi que les peuples autochtones.

Fasciné par leurs traditions et leur mode de vie, il se focalise alors sur la représentation de ces communautés, capturant avec une sensibilité particulière la dignité et la simplicité de leur existence au sein des vastes étendues naturelles.

Ces œuvres, empreintes d'un profond respect pour la culture autochtone, s'inscrivent dans une démarche à la fois artistique et ethnographique, faisant de Krieghoff un témoin privilégié de son époque.

C. K., The Royal Mail crossing the St. Lawrence

Focus sur le tableau en couverture de Cornelius Krieghoff

Le tableau de Cornelius Krieghoff que nous observons ici capture une scène hivernale où des personnages sont installés dans des traîneaux, tirés par des chevaux, se déplaçant sur un sol enneigé.

La palette de couleurs froides utilisée pour la neige et le ciel, avec des nuances de rose et de bleu, nous plonge immédiatement dans l’atmosphère lumineuse et cristalline d’un crépuscule nordique.

Cette représentation hivernale, combinant le réalisme du détail et une certaine poésie atmosphérique, n’est pas sans rappeler les œuvres de peintres russes tels que Iosif Krachkowsky, Constantin Westchiloff ou encore Alexandre Iacovleff.

Comme chez Krachkowsky, le traitement de l’hiver n’est pas uniquement descriptif, mais profondément évocateur. Le paysage enneigé, loin d’être un simple décor, devient ici un personnage à part entière, une toile de fond majestueuse qui amplifie le sentiment de déplacement et d’aventure de ces voyageurs.

Le ciel, tout en nuances de rose, de violet et de bleu, traduit une lumière changeante, typique des crépuscules hivernaux.

Chez Krachkowsky, on retrouve souvent cette même attention à la lumière hivernale, où la neige, loin d’être statique, devient un miroir pour le ciel et ses multiples reflets. Krieghoff, tout comme Krachkowsky, parvient à saisir la délicatesse de ces moments, où la nature semble respirer d’une manière différente dans le froid.

Le mouvement des chevaux, puissants et vigoureux, évoque quant à lui les œuvres de Constantin Westchiloff, notamment ses représentations de paysages animés par des scènes de chasse ou de courses de chevaux.

Chez Westchiloff, tout comme chez Krieghoff, il existe une tension dynamique entre les éléments statiques du paysage et l’énergie des personnages en action. Ici, les chevaux sont peints avec une grande précision anatomique, et leur mouvement est rendu avec un sens aigu du détail.

On devine la puissance des animaux sous le froid mordant, et leur avancée, bien qu’harmonieuse, tranche avec la quiétude du paysage environnant.

Cette dualité entre mouvement et immobilité est une caractéristique que Krieghoff partage avec les artistes russes, qui savent rendre la force vitale présente dans leurs compositions, tout en respectant une certaine sérénité de l’environnement.

Enfin, les personnages dans les traîneaux, vêtus de fourrures, renforcent ce sentiment de froideur maîtrisée. Krieghoff, à l’instar d’Alexandre Iacovleff, s’attache à représenter avec précision le mode de vie des habitants des régions froides.

Les fourrures détaillées et les postures détendues des passagers rappellent une scène de la vie quotidienne en hiver, tout en évoquant la résistance humaine face à des conditions naturelles difficiles.

Iacovleff, dans ses représentations des peuples exotiques, porte un regard similaire sur les costumes traditionnels et les coutumes locales, cherchant à capturer l’essence d’un mode de vie avec un grand respect ethnographique.

Krieghoff, par sa manière de peindre les traîneaux, les chevaux et leurs occupants, offre une fenêtre sur la vie quotidienne dans les régions nordiques, tout comme Iacovleff le faisait pour les cultures asiatiques ou africaines.

En somme, cette scène de Krieghoff partage de nombreuses affinités avec les œuvres de Krachkowsky, Westchiloff et Iacovleff.

Tous cherchent à transcender le simple réalisme pour capturer une atmosphère, une émotion, et un rapport intime entre l’homme et la nature.

Loin d’être une simple représentation d’un voyage en traîneau, cette toile de Krieghoff raconte une histoire de résistance, de beauté et de communion avec les éléments, faisant écho aux sensibilités des artistes russes qui, eux aussi, ont su immortaliser les hivers rigoureux de leurs contrées. 

L’empreinte de Cornelius Krieghoff sur son époque 

Cornelius Krieghoff est un peintre qui a profondément marqué l’art du XIXe siècle au Canada. Ses œuvres, représentant souvent des scènes de la vie quotidienne, des paysages canadiens et des peuples autochtones, sont devenues des témoignages essentiels de l’histoire et de la culture canadiennes.

Elles font partie de collections prestigieuses, tant privées que publiques, et sont activement recherchées par de nombreux collectionneurs, jouant un rôle crucial dans la préservation de son héritage artistique.

Bien que certaines de ses œuvres se trouvent aujourd’hui dans de grands musées au Canada et à l’international, ce sont les passionnés d’art qui, en acquérant et en conservant ses tableaux, ont permis à Krieghoff de conserver sa place dans l’histoire de l’art.

Sa signature

Les œuvres de Cornelius Krieghoff ne sont pas toutes signées.

Même s’il y existe des variantes, voici un premier exemple de sa signature :

Signature de Cornelius Krieghoff
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