Cote et valeur des tableaux, dessins, aquarelles de Mai Thu

Mai Thu, lithographie

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Cote et valeur de l’artiste Mai Thu

L’artiste Mai Thu laisse derrière lui une œuvre particulière, composée majoritairement de dessins et de peintures. Il est franco-vietnamien. Désormais, les prix de ses œuvres augmentent au marteau des commissaires-priseurs.

Le prix auquel elles se vendent sur le marché de l’art s’échelonne entre 40€ et 2 148 900€, un écart significatif mais qui en dit long sur la valeur qui peut être attribuée aux œuvres de Mai Thu. Il est surtout prisé par les acheteurs de Hong Kong, du Vietnam et de France.

En 2021, une huile sur toile intitulée Portrait de Mademoiselle Phuong a été vendue à hauteur de 2 148 900€, tandis qu’elle était estimée entre 805 840 et 999 240€. Sa cote explose ces dernières années.

Ordre de valeur allant d’une œuvre simple à la plus prestigieuse

Technique utilisée

Résultat

Estampe - multiple

De 50 à 7 730€

Dessin - aquarelle

De 270 à 1 735 335€

Huile sur toile

De 220 à 1 749 280€

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Style et technique de l’artiste Mai Thu    

Dans la peinture de Mai Thu, la soie conserve cette propriété de capter la lumière et d’adoucir les formes, conférant aux figures une présence diffuse et subtile.

Mais c’est au prix d’un déplacement : elle ne se limite plus à être un simple support, elle devient un espace vibrant où les couleurs s’infusent en dégradés délicats. La ligne disparaît presque, mais restent les variations de tons qui modèlent le visage, les plis d’un vêtement, l’ombre d’un regard.

Dans le portrait d’enfant (fig. 1), l’encre et la gouache se fondent sur la soie en une trame translucide, où chaque nuance se déploie sans rupture. La forme se devine plus qu’elle ne se définit, baignée dans une lumière qui l’effleure et la dissout.

L’élément figuratif persiste, mais il se fragmente en touches infiniment nuancées, absorbé par le tissu même du tableau. 

Cette dissolution des contours ira en s’accentuant dans les compositions suivantes. Dans Mère et enfant (fig. 2) et Jeune fille au lotus (fig. 3), peintes à la même époque et dans un même élan, la matière picturale semble se confondre avec la trame même de la soie.

Les limites entre ombre et lumière s’atténuent, les formes se fondent dans un réseau de teintes subtilement superposées qui absorbent le sujet plus qu’elles ne le définissent.

Alors, dépouillée de sa fonction classique de délimitation, la ligne s’efface au profit d’un modelé où chaque transition de couleur devient une modulation de la lumière.

L’univers de ces peintures ne connaît que des teintes atténuées, des harmonies sourdes où la gamme chromatique se resserre autour de demi-teintes et de reflets diffus.

Cet aspect de la peinture de Mai Thu est en relation avec une volonté de neutraliser le contraste trop marqué, de privilégier une continuité tonale qui préserve la douceur et l’intériorité des figures.

« La lumière, je ne la peins pas directement », semble suggérer Mai Thu, « mais je la laisse transparaître dans la matière même de la soie. »

La vie de Mai Thu  

Dans le parcours de Mai Thu, la formation académique conserve cette propriété de structurer le regard et d’affiner le geste, mais c’est au prix d’un déplacement : elle ne se borne plus à la stricte discipline du dessin occidental, elle s’imprègne d’une sensibilité propre à l’art vietnamien, où la ligne s’assouplit et se prolonge en un souffle continu.

Né en 1906 à Hanoï, il fait partie de la première génération d’élèves de l’École des Beaux-Arts de l’Indochine, fondée par Victor Tardieu et Joseph Inguimberty.

Dès ses premières œuvres, il explore les potentialités de la peinture sur soie, en détournant son usage traditionnel pour en faire le vecteur d’une expression plus personnelle et davantage élaborée. 

Cette assimilation d’influences diverses ira en s’accentuant après son installation en France en 1937. Dans les années suivantes, il expose régulièrement et développe un style où la douceur du lavis dialogue avec la rigueur de la composition.

Ses portraits d’enfants, de mères et de jeunes filles traduisent un attachement à l’évocation d’une harmonie silencieuse, où chaque regard semble suspendu dans une immobilité presque méditative.

Dans ces œuvres qui marquent son langage pictural, la tradition vietnamienne ne se contente plus d’être un héritage, elle se réinvente à travers une approche moderne, où la soie devient le lieu d’une vibration subtile de la couleur et de la lumière.

Alors, détaché des conventions académiques, Mai Thu inscrit son art dans un équilibre fragile entre mémoire et renouveau, et c’est dans cette tension qu’il trouve son expression la plus profonde.

Focus sur La Maternité, Mai Thu

Dans Maternité, la peinture sur soie conserve cette propriété de suggérer la douceur et l’intimité, mais c’est au prix d’un déplacement : elle ne se limite plus à un simple support, elle devient un espace de résonance, où la lumière se fond dans la texture même du tissu.

La figure maternelle disparaît en tant qu’individu distinct, mais subsiste par l’enchevêtrement des lignes souples et des nuances feutrées qui définissent sa présence. 

L’enfant lové dans les bras de sa mère semble émaner du fond lui-même, absorbé dans une atmosphère diaphane où le contour s’efface au profit d’une continuité fluide entre le corps et l’espace.

Dans cette œuvre qui incarne l’essence du style de Mai Thu, la tradition vietnamienne de la peinture sur soie subit une mutation : les aplats laissent place à un réseau de tonalités délicatement superposées, créant un modelé insaisissable, où chaque ombre, chaque pli du vêtement, chaque courbe du visage semble naître d’un souffle imperceptible. 

Cette dissolution du trait ira en s’accentuant dans ses œuvres ultérieures. Dans ses scènes les plus épurées, la couleur ne se borne plus à définir la forme, elle devient vibration, transparence, effleurement.

Alors, détachée de la stricte figuration, l’image atteint une dimension presque méditative, où le temps s’efface au profit d’une sensation de plénitude silencieuse.

Mai Thu, peinture sur soie

L’empreinte de Mai Thu sur sa période

Mai Thu est un artiste connu et apprécie au Vietnam, la critique le remarque de son vivant. Ses œuvres mélangent influences orientales et occidentales, ce qui est aujourd’hui extrêmement apprécie par le marché de l’art. À ce jour, la plupart de ses œuvres sont conservées par des collectionneurs privés.

Dans l’art de Mai Thu, la peinture sur soie conserve cette capacité à suggérer la délicatesse et la transparence, les modulations infinies de la lumière sur la matière.

Mais c’est au prix d’un déplacement : elle ne se borne plus à une transcription fidèle du réel, elle devient le lieu d’une transfiguration silencieuse où chaque figure, chaque motif, s’inscrit dans une vibration feutrée, presque suspendue.

La ligne demeure, mais elle s’allège, épouse le contour sans l’enfermer, tandis que la couleur s’infiltre dans la trame du support, s’y dissout en nappes légères, imperceptiblement nuancées. Dans ses compositions, l’espace ne se construit plus par la perspective mais par un jeu d’équilibres subtils, où le vide dialogue avec la forme et impose un nouveau rythme.

Alors, affranchie de sa fonction classique, la peinture sur soie ne coïncide plus avec la minutie du trait auquel elle était primitivement destinée, elle se consacre désormais à définir un espace fluide, à faire vibrer les formes dans un champ continu, comme la touche vaporeuse en a la charge dans l’élément pictural.

Aujourd’hui, l’artiste se démarque sur la scène internationale des enchères et ses œuvres atteignent ces dernières années des montants record. Même si sa cote a légèrement baissé ces derniers mois, son classement mondial a augmenté depuis 2024.

73,7% des ventes de l’artiste ont lieu en France, et 97,8% des lots qui sont adjugés font partie de la catégorie dessin-aquarelle. Sa cote était basse et stable de 2000 à 2015, elle a fortement augmenté depuis (à l'image d'artistes comme Alix Aymé et Vu Cao Dam) puis légèrement baissé.

Reconnaître la signature de l’artiste

Mai Thu signe ses œuvres la plupart du temps, en français et en vietnamien, et marque ses aquarelles d’un sceau. Il est cependant indispensable de faire expertiser votre œuvre afin d’être sûr de son originalité. De surcroît ; il existe naturellement beaucoup de copies.

Signature de Mai Thu

Connaître la valeur d’une œuvre

S’il s’avère que vous possédez une œuvre de Mai Thu ou d’après l’artiste, n’hésitez pas à demander une évaluation gratuite moyennant notre formulaire sur notre site internet.

Un membre de notre équipe, composée d'experts et de commissaires-priseurs agréés, vous contactera promptement afin de vous communiquer l’estimation de la valeur marchande de votre œuvre, sans oublier de vous transmettre les informations ad hoc sur celle-ci.

Si vous souhaitez vendre votre œuvre, vous serez également accompagnés par nos spécialistes afin de bénéficier d’alternatives pour la céder au meilleur prix possible, prenant en compte les inclinations du marché.

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