Cote et valeur des tableaux, dessins, peintures de Jean Dubuffet

Jean Dubuffet, impression

Si vous détenez une œuvre réalisée par l’artiste Jean Dubuffet ou d’après, et que vous souhaitez connaître sa valeur, nos experts et commissaires-priseurs agréés par l’État vous offriront leurs services d'expertise.

Nos spécialistes s’emploieront à réaliser une expertise gratuite de votre œuvre, et vous transmettront une estimation précise de sa valeur sur le marché actuel.

Par la suite, si vous désirez vendre votre œuvre, nous vous orienterons vers le meilleur dispositif possible pour en obtenir un prix optimal.

Cote et valeur de l’artiste Jean Dubuffet

Jean Dubuffet est un peintre français du XXème siècle. Il laisse derrière lui un répertoire artistique unique caractéristique de l’art brut. Cet héritage se compose de peintures qui sont majoritairement des huiles sur toiles.

A présent, les prix de ses œuvres s’envolent au marteau des commissaires-priseurs. Ses peintures et autres oeuvres sont particulièrement prisées, notamment par les acheteurs français, et le prix auquel elles se vendent sur le marché de l’art s’échelonne entre 10€ et 19 646 000€, un delta considérable mais qui en dit long sur la valeur qui peut être attribuée aux œuvres de Dubuffet.

En 2015, une composition polychrome à dominante violet intitulée Paris Polka a été vendue à hauteur de 19 646 00€ tandis qu’elle était estimée à 22 325 000€.

Ordre de valeur allant d’une œuvre simple à la plus prestigieuse

Technique utilisée

Résultat

Estampe

De 10 à 146 900€

Sculpture - volume

De 500 à 2 522 230€

Dessin - aquarelle

De 60 à 3 650 000€

Peinture à l'huile

De 110 à 19 646 000€

Faites estimer gratuitement vos objets par nos experts

Réponse en - de 24h

Style et technique de l’artiste Jean Dubuffet

Jean Dubuffet ne cherche pas à plaire. Il rejette les codes de l’art traditionnel et peint avec des matériaux bruts, du sable, du goudron, de la peinture épaisse. Il gratte, racle, superpose. Ses couleurs sont franches, souvent crues.

Il aime les formes maladroites, les silhouettes simplifiées qui rappellent les dessins d’enfants. Il s’inspire de l’art des marginaux et invente l’« art brut ». Il trouve ses modèles chez les autodidactes, les exclus, les patients d’hôpitaux psychiatriques.

Il refuse l’idée de beau et s’attache à une création spontanée, instinctive, loin du raffinement académique. Il expérimente sans cesse, intégrant du plâtre, des cailloux, du papier mâché. Ses toiles sont denses, presque sculptées, comme des surfaces en mouvement.

Il ne cherche pas l’illusion mais la matière. Dans les années 1960, il crée la série des « Hourloupe », des compositions où les lignes noires enferment des aplats rouges, bleus et blancs, comme un labyrinthe visuel. Il décline ce style sur des sculptures monumentales, des architectures aux formes étranges et mouvantes.

Il couvre des façades entières, construit des espaces où tout semble flotter. Il crée aussi des décors, des costumes, des affiches, toujours dans cette écriture graphique nerveuse.

Il explore la lithographie, le dessin, l’encre, chaque technique devient un terrain de jeu. Son œuvre garde une énergie brute, une spontanéité qui marque l’art du XXe siècle.

Jean Dubuffet, un peintre prisé

Jean Dubuffet (1901-1985), artiste français, est devenu une figure prisée par les collectionneurs.

Il naît dans une famille bourgeoise du Havre de négociants en vin. Il n’aime pas le lycée et suit dès la seconde des cours à l’école des Beaux-Arts du Havre. Il suit des cours que Gaston Chaissac, peintre de l’art brut, suit aussi.

Lassé de son environnement, il fréquente quelques temps l’Académie Julian et s’essaie à la littérature ainsi qu’à la musique. Il rencontre Max Jacob, Fernand Léger, ou encore André Masson. Il se cherche longtemps et écrit qu’il n’est « pas adapté à sa condition humaine ».

Il fait du commerce de vin et voyage quelques temps, puis recommence à peindre en croisade contre l’art des musées, préférant s’inspirer de l’art des fous.

Il continue dans le même temps ses activités commerciales, mais est catalogué de peintre quasi clandestin. Il est mobilisé par l’Armée de l’air, puis réaffecté à Rochefort pour indiscipline.

Après la Seconde Guerre, il est exposé par la Galerie René Drouin, ce qui lui apporte davantage de notoriété. L’exposition est moyennement accueillie par le public, beaucoup parlent de provocation et certains d’imposture, il en sera de même pour les suivantes.

On parle de maladresse délibérée. Après ces évènements, il voyage en Afrique afin de trouver une nouvelle inspiration.

Il part également aux États-Unis où il expose et où certaines de ses œuvres sont toujours conservées, avant d’ouvrir à la fin de sa vie la Fondation Dubuffet, qui détiendra alors sa collection d’art brut.

Jean Dubuffet meurt en en 1985 à Paris, âgé de 83 ans.

Focus sur Jardin d’Hiver, Jean Dubuffet, 1974

Jean Dubuffet construit Le Jardin d’Hiver en 1974. Ce n’est pas une peinture, c’est un espace, un labyrinthe blanc strié de noir. Il ne veut pas d’un simple tableau accroché au mur, il veut que le spectateur entre dans l’œuvre, qu’il s’y promène.

Les formes sont arrondies, les surfaces irrégulières, comme si tout avait été sculpté à main levée. Il n’y a ni haut ni bas, ni perspective, juste un enchevêtrement de lignes et de volumes.

Il joue avec la matière, utilise du polyester peint pour créer un univers qui semble mouvant. Rien n’est figé, tout est organique, presque vivant. 

Il veut casser les codes du musée, transformer l’art en expérience. On ne regarde plus une œuvre, on y pénètre. Il supprime les cadres, les limites, il veut que l’art soit un environnement. Il imagine un monde qui échappe aux règles, un paysage où l’on marche sans repères.

Le blanc domine, rehaussé de lignes noires nerveuses qui tracent des motifs abstraits. Tout semble sorti d’un dessin d’enfant, d’un gribouillis devenu architecture. Il y a des alcôves, des recoins, des courbes qui se prolongent en méandres. On ne sait jamais où cela ne commence ni où cela finit. 

Il veut créer un espace ludique, un territoire libre où l’imaginaire prend le dessus. On marche dans Le Jardin d’Hiver comme dans un rêve, perdu entre abstraction et enfance.

On peut s’y asseoir, s’y cacher, s’y perdre. L’œuvre n’impose rien, elle laisse place au jeu, à l’errance. Dubuffet parle d’un monde sans poids, sans contrainte, une parenthèse hors du temps. L’œuvre est à la fois déroutante et fascinante, un condensé de son univers, entre chaos et liberté.

Jean Dubuffet, sérigraphie

L’empreinte de Jean Dubuffet sur sa période 

Jean Dubuffet bouscule l’art de son temps. Il rejette les normes, refuse la tradition, cherche une nouvelle voie. Il défend l’art brut, cet art spontané, instinctif, sans apprentissage. Il s’oppose aux conventions, aux académies, aux musées. Il utilise du sable, du goudron, des matériaux bruts.

Il gratte, il racle, il empâte. Ses toiles semblent sorties d’un autre monde. On parle d’art de sauvage, de peinture de fou. Certains y voient une imposture, d’autres une révolution. 

On le critique, on se moque, mais il avance. Il expose sans chercher l’approbation, il écrit, il construit une œuvre qui lui ressemble. Il ne fait pas de compromis. Il dérange, mais il s’impose. Il influence une génération d’artistes qui explorent à leur tour de nouvelles formes.

Il est suivi par les Nouveaux Réalistes, regardé par les Américains, recherché par les galeries. Il n’aime pas les cadres, alors il les fait disparaître.

Il veut un art sans contrainte, sans hiérarchie, où tout est possible. Il investit la ville, imagine des environnements où l’art devient un espace. Il crée Le Jardin d’Hiver, ses Hourloupe, il transforme le paysage. 

Ses œuvres sont exposées dans les plus grands musées. Il laisse un héritage puissant, un langage neuf, une liberté qu’il a arrachée.

Jean Dubuffet, sérigraphie

Le rôle de Jean Dubuffet dans l’art brut et ses influences stylistiques

Jean Dubuffet, toujours à l’écart des influences des grandes écoles, trouve son inspiration dans les dessins d’enfants, les graffitis, mais surtout dans les œuvres créées par des malades mentaux. Pour lui, l’art doit être pur, sans influence, sans contrainte, il doit jaillir de l’intuition, de la folie.

Dubuffet explore cette voie, s’entoure d’artistes méconnus comme Augustin Lesage et Adolf Wölfli, et développe une vision radicale. Il cherche un art instinctif, brut, sans apprentissage, où l’expression prime sur la technique.

Il rencontre Augustin Lesage, Adolf Wölfli et d’autres créateurs d’art brut, leur approche sans règles l’inspire. Il découvre aussi les œuvres de Van Gogh et de Paul Klee, dont la simplicité et la force expressive l’interpellent. Mais ce n’est pas dans la tradition qu’il cherche son art.

Il va chercher ailleurs, dans ce que l’on considère souvent comme marginal, dans ce qui échappe aux conventions. Il veut un art libre, sans hiérarchie, sans technique. Un art qui jaillit de l’intuition, de la folie, sans apprentissage ni contrainte.

Il exerce une influence considérable sur l’art du XXème siècle, allant d’artistes mondialement célèbres comme Keith Haring à des artistes moins connus tels que Gaston Chaissac.

Sa signature

Les œuvres de Jean Dubuffet ne sont pas toutes signées.

Même s’il y existe des variantes, voici un premier exemple de sa signature : 

Signature de Jean Dubuffet

Connaître la valeur d’une œuvre

S’il s’avère que vous possédez une œuvre de Jean Dubuffet ou d’après l’artiste, n’hésitez pas à demander une évaluation gratuite moyennant notre formulaire sur notre site internet.

Un membre de notre équipe, composée d'experts et de commissaires-priseurs agréés, vous contactera promptement afin de vous communiquer l’estimation de la valeur marchande de votre œuvre, sans oublier de vous transmettre les informations ad hoc sur celle-ci.

Si vous considérez vendre votre œuvre, vous serez également accompagnés par nos spécialistes afin de bénéficier d’alternatives pour la céder au meilleur prix possible, prenant en compte les inclinations du marché.

Faites estimer gratuitement vos objets par nos experts

Réponse en - de 24h

A découvrir dans la même thématique

Des oeuvres de la même époque vendues aux enchères

security

Site sécurisé, anonymat conservé

agrement

Commissaire-priseur et expert agréé par l'État

certification

Estimations gratuites et certifiées