Cote et valeur des tableaux, Vues de Paris de Constantin Korovine

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Cote et valeur de l’artiste Constantin Korovine
Korivine est un peintre d’origine russe assez méconnu du grandu public. Il laisse derrière lui un répertoire artistique unique caractéristique du postimpressionnisme russe.
Cet héritage se compose de peintures qui sont majoritairement des huiles sur toiles. A présent, les prix de ses œuvres s’envolent au marteau des commissaires-priseurs.
Ses peintures et autres oeuvres sont particulièrement prisées, notamment par les acheteurs européens et américains, et le prix auquel elles se vendent sur le marché de l’art s’échelonne entre 50€ et 1 649 740€, un delta considérable mais qui en dit long sur la valeur qui peut être attribuée aux œuvres de Korovine.
En 2008, sa composition Boulevard des Capucines, datant de 1912 a été vendue à hauteur de 924 850€ par Sotheby’s, tandis qu’elle était estimée entre 624 900 et 874 860€.
Ordre de valeur allant d’une œuvre simple à la plus prestigieuse
Technique utilisée | Résultat |
---|---|
Dessin - aquarelle | De 50 à 70 750€ |
Vues de Paris | De 490 à 924 850 € |
Huile sur toile | De 191 à 1 649 740€ |
Réponse en - de 24h
Style et technique de l’artiste Constantin Korovine
Dans ses vues de Paris, Constantin Korovine transpose l’héritage impressionniste dans une syntaxe picturale où la touche nerveuse et les empâtements fluides traduisent la mobilité de la lumière urbaine.
La structure de l’espace y est souvent volontairement instable, les plans se superposant sans démarcation nette, dans une dissolution chromatique où dominent les gris argentés, les bleus nocturnes et les ors vibrants des réverbères.
La matière picturale, appliquée en larges touches fragmentées, capte les reflets sur l’asphalte humide, les scintillements diffus des enseignes et la transparence incertaine des brumes de la Seine.
Chez Korovine, la couleur n’est jamais traitée en aplats mais en un réseau de strates mouvantes où les contrastes se résolvent dans une continuité optique proche des effets de sfumato.
Cette facture souple et rapide, héritée de son travail de décorateur, privilégie l’impression instantanée sur la construction rigoureuse du motif : les formes s’effacent presque sous l’éclat des lumières artificielles, dans une vision où la matière et l’atmosphère fusionnent en un miroitement sensoriel.
À rebours des cadrages précis des peintres réalistes, ses vues parisiennes s’apparentent à des captations fugaces où la ville se dissout en une effervescence lumineuse, inscrivant son œuvre dans la continuité d’un impressionnisme tardif, sublimé par une sensibilité proprement théâtrale.

Constantin Korovine, un peintre prisé
Constantin Korovine (1861-1939), artiste d’origine russe, est devenue une figure prisée par les collectionneurs, tout comme Krachkowsky et Bessonov.
L’artiste naît à Moscou dans une famille de négociants, et entre rapidement à l’école de peinture, âgé seulement de 14 ans. Savrassov fait partie de ses professeurs.
Ne s’y plaisant pas, il préfère voyager d’abord en Scandinavie, puis en France où ses œuvres commencent à être très inspirées du courant impressionnisme ; c’est la raison pour laquelle la critique le qualifiera de postimpressionniste.
Peintre mais également décorateur, il travaillera comme d’autres artistes (on citera Vassilew Slavik) pour le ballet et la décoration. En 1900, il réalise les décors du pavillon russe de l’exposition universelle.
Il retourne l’année suivante en Russie, où il enseigne la peinture aux côtés de Serov ; tout en travaillant pour le ballet russe. Toujours proche des Ambulants dont il s’inspirait en début de carrière, et malgré son décalage avec leur austérité et leur rigueur, il expose ses toiles à côtés des leurs, mais également à la Société des Trente-Six ainsi qu’à la Société des artistes russes.
En 1923, il émigre en France à cause du contexte politique de son pays natal où il continue à produire des décors de ballet et de théâtre.
Korovine meurt en 1939 à Paris, il est âgé de 77 ans.
Les vues de Paris
Dans ses vues de Paris, Constantin Korovine saisit la ville dans un éclat mouvant où la lumière artificielle et l’humidité de l’air transforment l’espace urbain en un miroitement incessant.
La touche, rapide et fluide, suit les pulsations de la ville : larges empâtements jetés sur la toile en une matière souple, presque liquide, où les reflets des réverbères s’étirent en nappes vibrantes sur le pavé humide.
Les boulevards, les ponts et les quais ne sont jamais traités avec une rigueur architecturale, mais dans une dissolution chromatique où les formes semblent absorbées par l’atmosphère.
Les jaunes dorés des lampadaires tranchent sur des bleus d’encre, des gris translucides, des mauves estompés, dans un équilibre fragile entre éclats lumineux et profondeur nocturne.
À l’inverse d’un Caillebotte, qui fixe la ville dans une géométrie ordonnée, Korovine privilégie l’instantanéité et le frémissement, multipliant les vibrations de la couleur pour restituer l’effervescence de la capitale.
Il y a, dans ces toiles, une théâtralité diffuse, un goût pour la mise en scène du Paris moderne, où la matière picturale, en s’effaçant presque dans la lumière, tend à confondre la ville et son reflet, l’architecture et l’atmosphère, dans un fondu lumineux où la sensation l’emporte sur la structure.


Focus sur Boulevard des Capucines, Constantin Korovine
Dans Boulevard des Capucines, Constantin Korovine capture l’effervescence de la capitale en une explosion lumineuse où la scène semble se dissoudre dans une brume de couleurs éclatantes.
Les reflets des réverbères, presque spectraux, glissent sur les pavés, se mêlant aux bouffées d’air créées par la circulation.
L’espace, à peine structuré, se perd dans une succession de touches vives, entrelacées, où les jaunes, les bleus et les gris se superposent sans transition nette, avec une intensité qui capte l’instantanéité de la scène.
La perspective est délibérément floue, les lignes des bâtiments se fondent dans une mer de lumière, comme si l’artiste avait voulu traduire la sensation de mouvement plutôt que la solidité du lieu.
À travers cette facture nerveuse et vibrante, Korovine saisit la dynamique du boulevard dans sa réalité la plus fugace : la lumière qui se déverse sur les trottoirs, les silhouettes floues des passants, l’air vivant d’une rue en perpétuel mouvement.
C’est moins la rue en tant que telle qui est peinte que l’âme de la rue, une vibration constante, où la forme se perd pour mieux rendre l’énergie de la vie urbaine.
L’empreinte de Korovine sur sa période
Korovine a marqué son époque en Russie et en France, bien que le grand public ne se souvienne plus de lui aujourd’hui. Néanmoins, sa maîtrise technique intéresse les collectionneurs et ses œuvres sont très recherchées sur le marché des enchères.

Les influences stylistiques de Constantin Korovine
Les influences stylistiques de Constantin Korovine se déploient dans une osmose entre les grands courants de la peinture française et la sensibilité propre à son regard russe.
D’abord, son passage par l’école des beaux-arts de Moscou et ses premiers contacts avec l’impressionnisme marquent une synthèse de la touche éclatée de Monet et de l’attention portée à la lumière, héritée de l’école de Barbizon.
À Paris, où il fréquente les ateliers et les salons, il intègre rapidement les principes de l’art nouveau, où la fluidité de la ligne et l’harmonie des couleurs dictent la composition.
Cependant, il ne se contente pas d’une simple imitation. Les teintes vibrantes, qu’il emprunte à l’impressionnisme, sont nuancées par une influence plus personnelle de l’école de Peredvizhniki, particulièrement visible dans ses paysages russes, où la couleur, bien que vibrante, est structurée et plus dense.
Korovine ne se limite pas à une technique ; il saisit l’essence de la lumière, oscillant entre la finesse des nuances et la densité de la matière picturale.
Ainsi, ses vues de Paris, par exemple, se nourrissent aussi de la leçon des fauves, qui valorisent la couleur pure comme un moyen d’exprimer le dynamisme de l’espace urbain.
Il fusionne ces influences pour offrir une vision profondément sensorielle, où l’éclat de la lumière se traduit par une construction fluide de l’atmosphère, et où la sensation de l’instant l’emporte sur la figuration précise du monde.
Reconnaître la signature de Korovine
Souvent, les peintures de Contantin Korovine sont signées en bas à gauche du tableau. Il signe de son nom et de son prénom, souvent dans un ton foncé ; parfois avec la ville où il a peint le tableau, ou la date.

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